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De l'annonce de la surdité aux parents à l'éducation précoce d'un enfant sourd

L'annonce de la surdité est un moment difficile pour les parents, angoissant et douloureux dans la plupart des cas, lorsqu’ils sont ignorants de ce domaine. Un accompagnement psychologique de qualité devrait pouvoir alors leur être proposé. Il est important qu’assez rapidement, ils soient en mesure de s’informer, de réfléchir et d’agir.

Les parents peuvent et doivent s’approprier des savoirs et des savoirs faire pour mener à bien l’éducation de leur enfant sourd. De cette compétence dépendra son avenir…

L’éducation d’un enfant sourd doit respecter les étapes de développement et les besoins qui sont les mêmes que pour tout enfant. Cependant, elle se doit aussi d’être adaptée à la problématique de la surdité qui suppose, dans tous les cas, une adaptation des modalités de communication.

Les parents, lorsqu’ils ignorent ou méconnaissent cette problématique, doivent pouvoir être informés, accompagnés et conseillés, voire formés. Ils trouveront de l’aide auprès des associations et services spécifiques.

Généralités et outils

 « L’éducation précoce concerne les premières années de la vie d’un enfant. Cette éducation est à la fois simple et complexe car elle nécessite deux types d’intervention qui se complètent :
- celle de la famille et de son environnement dans toutes les circonstances de la vie quotidienne ;
- celle d’une équipe spécialisée, qui met en œuvre des techniques et apportent des conseils, informations et soutien psychologique.

Votre enfant s’adapte au monde qui l’entoure grâce à ses compétences sensorielles, sa vue, son toucher, son sens des vibrations et sa capacité auditive même réduite. En apprenant à exploiter les informations données par tous ces sens, il a à sa disposition des moyens d’alerte, d’observation et de compréhension des événements. L’objectif est de développer son envie de communiquer par le biais de stimulations variées (tactiles, visuelles, auditives, gestuelles). En effet, à cet âge, le cerveau présente une grande capacité à se développer. »

Ce passage est extrait de l’ouvrage « La surdité de l’enfant - Guide pratique à l’usage des parents ». Ce guide est une édition de l’INPES (Institut National de Prévention et d'Education pour la Santé), il s'adresse aux parents. Il aborde les multiples facettes de la surdité de l'enfant.

Des ouvrages sont disponibles gratuitement au CIS et téléchargeables ici.

De plus, pour expliquer à un enfant (frère, sœur, cousin, ...) la surdité, il existe un livret publié par l'ACFOS qui présente 3 copains sourds : Léa, Manon et Lucas qui n'entendent pas bien et ne comprennent pas forcément pourquoi. Ce livret est destiné à leur expliquer leur surdité avec des réponses simples, claires et pédagogiques à des questions telles que "L'oreille, comment ça marche ?" ou encore "Pourquoi est-on sourd ?".

Des copies sont également disponibles gratuitement au CIS et téléchargeables ici.

Moyens et choix éducatifs

Aucun moyen ne permet d’annuler totalement la surdité.
Cependant, les aides techniques sont susceptibles d’apporter une certaine récupération auditive, plus ou moins efficace selon les cas.

L'appareillage de l'enfant peut intervenir dès l'âge de 4 mois. Les appareils les plus courants sont les contours d'oreille. C'est l'audioprothésiste, sur prescription du médecin ORL, qui procède à l'appareillage de l'enfant.

En cas de surdité importante, et lorsque l’appareillage traditionnel ne peut apporter de gain auditif satisfaisant, il peut être proposé une implantation cochléaire, qui nécessite une intervention chirurgicale pratiquée en milieu hospitalier.

Pour plus d’informations, veuillez consulter la rubrique « Aides techniques ».

Un certain nombre de parents souhaite que leur enfant sourd puisse comprendre et parler la langue française. Pour qu’un projet de ce type aboutisse harmonieusement, les aides techniques sont généralement insuffisantes, en cas de surdité importante. L’utilisation d’un mode de communication approprié est souvent recommandée (LPC ou Langue française Parlée Complétée).

D’autres choix éducatifs sont possibles en termes d’utilisation d’une communication bilingue associant la Langue des Signes française (LSF) à la langue française orale et/ou écrite.
Le libre choix du ou des mode(s) de communication dans l’éducation et la scolarité de l’enfant sourd est prévu depuis la loi du 18 janvier 1991 (article 33), récemment réaffirmé dans la loi du 11 février 2005 et le décret du 6 mai 2006 concernant « les parcours scolaires des jeunes sourds ».

Pour plus d’informations, veuillez consulter la rubrique « Communication ».

 

 

 
 
 
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