Dépistage et examens
Un diagnostic le plus précoce possible est indispensable pour prévenir un retard de langage et des éventuelles difficultés scolaires et d'intégration sociale.
Tests de dépistage
- A la naissance : Test avec stimulation sonore par générateur de bruit calibré et enregistrement des réponses réflexes archaïques (extension-abduction des bras = réflexe de MORO)
- Au 4ème mois : Etude des réponses auditives aux bruits familiers (voix de la mère, biberon, porte) ;
- Au 9ème mois : Test avec bruits familiers et jouets sonores calibrés en fréquence et en intensité ;
- Au 24ème mois : Acoumétrie (Test de la voix chuchotée et de la voix haute) ;
- Vers 6 ans : Audiométrie classique pratiquée par le médecin scolaire.
Selon la circulaire ministérielle datant de 1977, trois tests d'audition sont obligatoires : à la naissance, au 9ème mois et au 24ème mois.
Les examens
Le diagnostic positif de surdité n’est possible qu’après la réalisation des 2 examens suivants indispensables pour débuter une prise en charge, notamment la réhabilitation par prothèses auditives.
- Les potentiels évoqués auditifs (PEATC) (enregistrés en une fois)
Les PEATC sont provoqués à l'aide d'écouteurs émettant un son bref (ex. : clic) qui stimule la cochlée de l'oreille interne. La cochlée est la structure responsable de la réception du message sonore et de son transcodage en signal nerveux. Le signal est capté par des électrodes placées sur le cuir chevelu au sommet du crâne et sur les lobes des oreilles.
Si les PEATC montrent une élévation de seuil, ils ne permettent pas à eux seuls de définir le niveau de l’audition. La concordance avec l’audiométrie comportementale est donc indispensable pour valider le diagnostic. Il est essentiel que cet examen soit réalisé lorsque l’enfant dort.
- Les examens auditifs comportementaux (réalisés en 2 fois)
L’audiométrie comportementale évalue les seuils auditifs ainsi que les processus neuropsychologiques de l’audition. Pratiquée par un examinateur entraîné à l’examen des très jeunes enfants, elle permet d’obtenir précocement des courbes audiométriques fiables, en un nombre variable de séances.
Ces examens sont effectués après les PEATC.
Toute discordance entre les mesures comportementales et les mesures électrophysiologiques doit alerter et déboucher sur d’autres examens telle l’électrocochléographie qui permet une étude plus précise de l’oreille que les potentiels évoqués du tronc cérébral, mais qui a l’inconvénient de nécessiter chez l’enfant une anesthésie générale pour la mise en place de l’électrode transtympanique. L’électrocochléographie permet de mettre en évidence des anomalies évocatrices d’une neuropathie auditive (forme anormale, potentiel microphonique anormalement conservé, potentiel de sommation de grande amplitude).
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